Pénurie de main-d’œuvre et pénurie de logements

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2 min de lecture  |  Publié le 28/06/2023 sur | Mis à jour le 30/05/23

Pénurie de main-d’oeuvre : quels secteurs d’activité manquent de bras ?

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Julie Renson Miquel | lexpress.fr

Nous observons à la fois une pénurie de main d’oeuvre et une pénurie de logements. Sans grande surpris, l’une et l’autre sont liées.

Comment le prix du foncier impacte-t-il le marché du travail ?

Tout part de deux phénomènes : la politique du zéro artificialisation nette et le NIMBY (le fait de ne pas vouloir accueillir des projets d’intérêt général tout près de chez soi, et de préférer qu’ils s’installent ailleurs). Ces derniers créent la rareté du foncier constructible, qui crée une pénurie de logements dans les secteurs en forte demande – ce qui fait monter les prix du neufs comme de l’ancien.

Si le salaire et les conditions de travail proposés ne sont pas suffisants pour se loger correctement, à cause de prix prohibitifs de l’immobiliers, et des coûts du déplacement quotidien, alors la main d’oeuvre viendra nécessairement à manquer.

Ce n’est évidemment pas le seul facteur de la difficulté du sujet « travail » aujourd’hui : il y a bien entendu la question du sens, du management, de l’épanouissement professionnel… Néanmoins, le prix du foncier est un facteur considérable qu’on aurait tort de sous-estimer.

« Perdre sa vie à la gagner »… et à déménager ?

Le marché du travail et le marché du logement sont étroitement liés.

Le logement cher est un boulet attaché aux pieds des ménages actifs et finalement des entreprises, qui doivent aider leurs employés à payer très cher des conditions de vie très difficile.

À refuser de construire du neuf et de répondre à la demande réelle (tout en mobilisant le parc vacant bien sûr), notamment dans le coeur des grandes villes et agglomérations dynamiques, on joue le jeu de la rareté, de la pénurie, de la hausse des prix, si bien qu’à un moment, « travailler » ne sera plus une option viable.

Oui, bien sûr, les villes moyennes et les territoires ruraux offriront des voies complémentaires pour équilibrer le développement du Pays.

En théorie, car dans les faits, selon un rapport de Pôle emploi datant de 2022 :

« Sans surprise, c’est l’Île-de-France, large bassin d’emploi avec une densité de population importante, qui se place en tête des régions proposant le plus d’offres d’emploi (près de 160 000). L’Auvergne Rhône-Alpes est juste derrière avec 145 000 offres, suivie de la Nouvelle-Aquitaine et des Pays de la Loire. »

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