2021 : Austin attire les télétravailleurs californiens comme un aimant.
Fiscalité texane avantageuse, soleil, tacos corrects … la demande locative explose.
Les loyers passent de 1’280 dollars pour un appartement médian à 1’630 dollars en 2022.
Soit une hausse de 30 à 40%. Le genre de chiffre qui déclencherait chez n’importe quel député français un projet de loi sur l’urgence d’encadrer les loyers
.
Sauf qu’Austin ne convoque pas de commission pour encadrer les loyers.
A la place, la ville décide plutôt d’autoriser des dizaines de milliers de logements collectifs en envoyant un message limpide aux promoteurs : si les prix montent, on construit.
Dès 2023, la mécanique s’inverse complètement. Le stock locatif augmente de 8 à 9% entre 2023 et 2025 au point que ce ne sont plus les locataires qui supplient pour un bail, mais les propriétaires qui courtisent les locataires.
Les logements vacants sont en hausse, et surtout : les loyers affichés reculent drastiquement.
Résultat mesuré : -21% depuis le pic de 2022, retour vers les niveaux d’avant-Covid.
Austin devient le marché américain où la baisse des loyers est la plus folle.
Tout ça, sans aucun décret pour plafonner les loyers.
Sans aucun DPE qui n’a retiré de logements du marché.
Sans aucun discours moralisateur sur les propriétaires.
Juste une offre massive qui a créé de la concurrence entre bailleurs.
A tout ceux qui répètent que le logement est trop spécifique
pour obéir aux lois économiques, Austin vient de rappeler une vérité têtue :
Plus de logements = plus de concurrence = baisse des loyers