Pays Basque : quand la crise du logement électrisait la campagne des législatives

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2 min de lecture  |  Publié le 01/06/23

FranceInfo : Au Pays basque, la crise du logement électrise la campagne des législatives : “Il faut que les politiques se bougent les fesses”

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Robin Prudent | francetvinfo.fr

A l’approche des législatives de juin 2022, France Info réalisait un reportage pour sonder la colère des habitants basques, en proie à une grave crise du logement.

Une situation alarmante qui appelle à une réponse de la part du législateur

Voici quelques uns des verbatims exprimés dans l’article :

  • “Il faut que les politiques se bougent les fesses”… et les urbanistes aussi ..!
  • “Ici, le problème numéro un, ce n’est pas l’emploi, ce n’est pas la santé, c’est de se loger dignement”
  • “Mon fils m’a appelé aujourd’hui pour me dire : “T’inquiète maman, il fait beau, je vais dormir sur la plage””, s’insurge la quinquagénaire, tatouage floral sur le bras.
  • “J’ai aménagé ma voiture avec un matelas à l’arrière, si jamais je me retrouve à la rue.”

Tous les candidats s’accordent tout de même à dire qu’un chantier législatif doit avoir lieu sur la fiscalité de l’immobilier. “Il faut encourager les propriétaires à louer à l’année, avec des mesures incitatives. Et non pas favoriser fiscalement la location de meublés touristiques, comme c’est le cas aujourd’hui ».

Construire mieux pour pouvoir construire plus

C’est vrai : mais il faudra aussi construire plus ! Et plus beau ! Dans des formes urbaines que les habitants aiment…

Si l’on prend comme référence la densité, les hauteurs, les formes urbaines du centre de Bayonne, appréciées de tous par le cadre de vie qu’elles offrent, la mixité et les déplacements en mode doux qu’elles permettent, alors le potentiel d’accueil du tissu urbain existant est immense, et même abondant…

Si l’on ne veut pas assigner chacun à résidence, les territoires “attractifs” de France devront accepter de “grandir”, d’accueillir plus.

Ils le feront si et seulement si grandir est synonyme d’un meilleur cadre de vie, d’une meilleure desserte, d’un meilleur fonctionnement urbain, d’une ville plus belle et plus vivante.

En bref si l’urbanisme (ré)-apprend à faire de la “croissance” un facteur de qualité et de bien-être !