Et si le jardin en ville cessait d’être un privilège ?

Perspectives
Publié le 25/02/26
Mis à jour le 26/02/26
2min de lecture
Et si le jardin en ville cessait d’être un privilège ?
Villes Vivantes

    Il n’y a aucune raison sérieuse — écologique, technique, démocratique, ni du point de vue de la justice sociale — pour que chaque Français qui le souhaite ne puisse pas jouir d’un petit jardin  à lui .

    Voici comment.

    Un sondage IFOP (février 2025)1 révèle que :

    • 67 % des Français seraient ravis de jouir d’un jardin de 200 m² ou moins.
    • Ils sont même 24 % à considérer que 50 m² leur suffirait.

    Et ça, ce n’est pas un simple sondage, nous le vérifions tous les jours sur le terrain : les maisons avec petits jardins sont non seulement plus abordables économiquement, mais elles sont aussi plus adaptées à la façon dont nous vivons aujourd’hui, d’autant plus si elles sont  bien situées  au regard de nos modes de vie.

    Par exemple.

    À Clermont-Ferrand, en pleine ville, à 5 minutes à pied du tram, dans l’opération BAMBA conduite par Villes Vivantes, nous découpons des lots taillés sur mesure, selon le projet et les capacités de financement des futurs habitants.

    Résultat : la plupart des lots font moins de 200 m², et certains descendent autour de 140 m². Dans un marché détendu.

    À Lège-Cap-Ferret (marché tendu, cette fois), c’est le cadre de vie exceptionnel qui attire : 6 % des parcelles de maisons individuelles font moins de 300 m².

    Déjà.

    Les petits terrains, c’est chic.

    Avec 20 millions de maisons existantes — et leurs grands jardins que nous pouvons partager, diviser, céder — nous avons, au sein des zones déjà urbanisées, viabilisées et desservies, le potentiel pour créer quelques 40 millions de jardins supplémentaires, tout en stoppant net l’étalement urbain Cleveland : 1’400 hectares rendus à la nature. Combien de perdus ailleurs ? Cleveland : 1’400 hectares rendus à la nature. Combien de perdus ailleurs ? .

    Un jardin pour tous. Tranquillement.

    Il y a, au bas mot, 60 millions d’options de jardin en France compatibles avec la préservation stricte des terres naturelles, forestières et agricoles.

    • 20 millions d’options sont réalisées,
    • 40 millions d’options attendent de l’être…

    …le jour où un porteur de projet cherchera à se lover quelque part, avec ses proches, et que le règlement d’urbanisme le permettra.

    La loi ALUR de 20142 a aboli l’usage de la règle du minimum parcellaire qui était utilisée pour poursuivre la tradition du grand jardin = un privilège… mais les habitudes sont tenaces et très souvent d’autres outils ont été trouvés pour arriver au même résultat.

    Alors si vous aussi, vous souhaitez contribuer à démultiplier les jardins Densifier pour produire plus abordable ? Densifier pour produire plus abordable ? pour rendre ce luxe accessible à tous, mais que vous rencontrez des difficultés techniques, ou politiques, contactez-nous !

    On regardera ensemble comment faire.


    Notes :

    1. Les résultats du sondage IFOP 2025 est ici : Le Figaro Immobilier.
    2. Loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR).