D’un côté, une dynamique résidentielles organique puissante. De l’autre, un accueil planifié, devant tenir compte des enjeux environnementaux, techniques, règlementaires.
Au quotidien, nous régulons un potentiel démographique qui nous dépasse. J’ai donc voulu modéliser cette tension : quelle est la différence entre le flux d’accueil constaté (le résultat de nos filtres) et le flux potentiel organique (la somme des besoins et des désirs) ?
Autrement dit : s’il s’agissait vraiment de faire une place à tous ceux qui le souhaitent, à quoi ressemblerait la Côte Ouest ?
Aujourd’hui, s’y installer est un parcours du combattant où la sélection se fait par le capital :
- 50% du solde migratoire positif global de la Côte Ouest est lié aux flux migratoires avec l’Île-de-France.
- 1/3 du solde migratoire positif global est imputable aux migrations de retraités.
Pourtant, alors que le territoire ne capte qu’une part limitée des actifs mobiles nationaux, l’emploi y progresse deux fois plus vite qu’ailleurs. Il bénéficie néanmoins d’une rétention
exceptionnelle : les actifs qui y sont restent davantage qu’ailleurs, et une majorité de ceux qui bougent le font au sein de la façade Ouest.
La façade Ouest, ses trois métropoles, ses villes moyennes dynamiques, son maillage rural et sa complémentarité avec l’Île-de-France, pourrait constituer un atout stratégique majeur pour le pays : un modèle polycentrique capable d’offrir des trajectoires de vie et d’emploi durables, une façon de reconcilier les conditions d’épanouissement et de proximité nécessaires aux filières d’avenir.
Si nous souhaitions aller dans cette direction, quelle trajectoire d’accueil devrions-nous viser ?
J’ai tenté d’apporter quelques éléments de réponse lors du colloque Organic Cities II qui s’est tenu le 18 Septembre 2025 à Rennes, en introduction des interventions de Julia Jordan portant sur les enjeux du recul du trait de côte et de Xavier Timbeau sur les relations entre densité et émissions carbones.
Bon visionnage !