Contre les réflexes stéréotypés, réfléchissons à des solutions contextuelles
Seuls ceux qui raisonnent de façon abstraite en stocks (de logements vacants à l’échelle du pays par exemple) et sans géographie peuvent émettre des thèses aussi dangereuses et déconnectées de la réalité des populations que les tout est déjà là
ou nous construisons trop de logements neufs
que l’on commence à entendre de-ci de-là de façon récurrente.
« Tout le monde est rentré dans ces discours simplistes anti-construction neuve car, intellectuellement, c’est plus confortable d’être dans cette position-là »
dans les grandes métropoles
L’immobilier neuf n’est pas vide malgré tous ses défauts et ses prix exorbitants ; il répond – certes souvent assez mal – à des besoins que nous ne pouvons pas nier d’un simple coup de calculatrice écologique sur un coin de table.
Faisons attention aux réflexes que certains cherchent à inculquer à tout le corps politique et professionnel du type « rénover c’est mieux que construire » ; des réflexes n’ont jamais fait une intelligence. Les solutions contextuelles naîtront d’une forme d’intelligence territoriales des actions, pas de réflexes stéréotypés justifiés par de soi-disant bonnes intentions.
Les étudiants ont autant besoin de logements que de professeurs
L’enfer est pavé de bonnes intentions. Nous en avons ici un parfait exemple.
Oui nous devons construire des logements neufs
Il n’y a rien de plus complexe que le logement
s’ils permettent de répondre à des besoins, et surtout s’ils sont bien situés, dans des lieux de vie denses qui permettront de réduire les mobilités du quotidien : c’est-à-dire dans les cœurs des agglomérations essentiellement.
Rien n’empêche en parallèle de travailler à mieux répartir l’offre d’éducation supérieure sur le territoire.
Mais en attendant le flux de septembre est à nos portes.
Et les étudiants
La densification douce pour nous aider à endiguer la pénurie de logements étudiants ?
ont besoin de logements comme ils ont besoin de professeurs.