Beauté organique : nos quartiers neufs gagneraient à remplacer la question du style par la diversité, la densité, la liberté, la nature, le jardinier, la fierté, le plaisir de l’usage, celui de chacun.
Elles gagneraient à apprendre du village cet art organique de l’assemblage des différences qu’on appelle le voisinage.
Un tissu urbain d’une telle volupté
Une boutique, atelier et maison familiale : l’immeuble tout en un à Hanoi
(ici c’est Hội An, au Vietnam) ne peut advenir que si :
- l’
auteur
en est la communauté toute entière, - la liberté d’adapter, de donner une forme à son habitat rencontre le désir de l’expression de soi, de ses goûts et affinités, comme nous le faisons chaque jour quand nous nous habillons le matin,
- l’individu a confiance dans le jugement, l’acceptation de son expression individuelle par ses pairs, ses voisins, la communauté,
- la trame parcellaire est vivante, de fine granularité : pas de taille minimale de terrains, des parcelles diverses, qui se subdivisent à mesure que le lieu prend de la valeur et que nous sommes de plus en plus nombreux à y chercher une place. Notre place.
L’urbanisme organique
Urbanisme organique : le ZAN sera beau
, qui opère de façon incrémentale, étape par étape, une maison à la fois, peut rendre belle et désirable la densification, la diversification, notre cohabitation. Pas à pas.
Mais il suppose, pour commencer, de petits lots libres à profusion, et de la confiance en l’habitant.
C’est-à-dire de la confiance en nous.