L’épisode climatique en cours est d’une force démonstrative inégalée pour ce qui est des floraisons : c’est bien simple, il n’y a plus de fleurs dans d’immenses étendues de nos paysages, jardins y compris !
Les floraisons parties très tôt ont vite terminé par grillage des fleurs des ronciers fin juin.
Depuis, les insectes pollinisateurs et autres se concentrent sur les si rares spots nourriciers (et font carême en espérant survivre jusqu’à l’arrivée du lierre.).
Parmi ces spots, les arbres chinois font l’affaire là où, par quelques étranges décisions, on leur a permis de s’installer.
Dans l’ordre de floraison qui vont se succéder, on citera les Tetradium, les Koelreuteria paniculata (de juin à aout selon origine des graines), le Sophora japonica (en juillet) avec l’Hovenia dulcis, le Poliothyrsis sinensis (entre juillet et août) le Koelreuteria bipinatta (en septembre)… le tout accompagné de l’étonnant châtaignier de Seguin (c.seguinii) qui lui, va fleurir en continue jusqu’en fin octobre !
Des arbres qui ont les racines profondes, une résistance génétique au chaud et au sec, et qui veillent sur leurs voisins et leurs mycorhizes… ni envahissants ni égoïstes !
Alors, allons chercher en Chine les meilleurs, les plus adaptés, pour enrichir le pool de ceux déjà ici (via les graines envoyées par les missionnaires et botanistes du XIXème siècle) pour siniser nos haies (partout, et pas qu’en Bretagne privilégiée dans la débâcle végétale actuelle).
L’emploi du mot Sinisation, c’est pour rallumer la curiosité végétale qui fait tant défaut, y.c en période caniculaire, du Haut conseil de la transition à l’OFB, du Conservatoire botanique de Brest, à Breizh Bocage et à l’ONF (pépinière de Guéméné penfao)… un Réveil impératif pour nos paysages qui craquent, de Nantes à Rennes et Brest…. pauvres zombis défleuris.
(et c’est aussi pour mon égo qui rêve d’en causer à France Culture !)





