En France, la crise du logement est en très grande partie une crise d’allocation des mètres carrés existants.
Mètres carrés bâtis,
et mètres carrés de terrains.
Résoudre cette crise :
- N’est pas seulement une question de production de logements neufs, ou de rénovation du parc bâti existant, dont il faudrait faire baisser les coûts de sortie ;
- C’est aussi une question d’optimisation sous contrainte de millions de situations patrimoniales uniques, spécifiques, personnelles.
C’est la raison pour laquelle résoudre la crise du logement passera par la massification d’une capacité de conception adressée aux millions de petits propriétaires du parc immobilier existant.
Car chaque propriété peut être :
- densifiée, complétée, augmentée, par la production de mètres carrés en plus ;
- dédensifiée, éclairée et jardinée, pour apporter des qualités à un bien qui ne répond plus à la demande ;
- améliorée, rénovée et adaptée, pour le confort de ses occupants ;
- reconfigurée et transformée, pour créer des options supplémentaires à destination d’autres ménages, en divisant les terrains, les maisons trop grandes, et en réorganisant les espaces pour s’adapter à chaque étape de la vie…
Rester vivre ici près de ses amis et s’aménager un plain-pied dans son jardin ?
Déménager et s’éloigner pour trouver la chambre en plus du petit dernier ?
Construire un locatif dans le jardin ?
Vendre un bout de jardin comme terrain à bâtir et financer les études des enfants ?
Surélever et créer un studio pour un étudiant qui fera les courses pour mamie ?
Chaque ménage propriétaire, et sa famille, est face à un problème d’optimisation sous contraintes, qui dépend :
- des caractéristiques physiques du patrimoine existant ;
- de son potentiel physique et morphologique ;
- des droits à bâtir résiduels octroyés par le PLU sur sa parcelle ;
- de la capacité d’auto-financement et d’endettement du ménage ;
- de ses projets de vie, à court et moyen terme ;
- de ses besoins incompressibles ;
- de ses goûts et aspirations…
Deux options, donc, pour tenter de résoudre la crise du logement :
Option A : Tenter de standardiser pour produire en série une solution moins chère
mais qui ne sera adaptée à la situation de personne — Je n’y crois pas du tout.
Option B : Massifier un service de conception (architecturale, patrimoniale, urbanistique, économique) qui permette de résoudre chaque équation personnelle, une par une — C’est ce que nous avons développé avec Villes Vivantes en déployant des opérations BIMBY BUNTI avec plusieurs centaines de communes en France.