Certains prennent le départ.
D’autres franchissent les premiers obstacles.
D’autres encore voient enfin leur projet devenir… un lieu de vie !
Et derrière ces chiffres, il y a parfois plusieurs années de persévérance. Et, au commencement, bien souvent : un coup de cœur.
À Uriménil, dans les Vosges, une habitante rêve de quitter son appartement pour retrouver du calme, un jardin, un contact avec la nature.
Elle tombe amoureuse d’une ancienne ferme vosgienne, très dégradée, vacante depuis une trentaine d’années.
Une partie de la toiture est éventrée. Des planchers et des murs se sont effondrés. Mais il reste de belles pierres, une cave voûtée, un jardin… et la possibilité qu’elle entrevoit : y aménager une petite maison de plain-pied pour ses vieux jours.
Notre premier échange remonte à juin 2023. Il y a plus de 3 ans !
Comment transformer ce coup de cœur en projet réalisable, avec un budget contraint et un bâtiment aussi abîmé ?
En acceptant de faire évoluer le projet.
Plusieurs options sont dessinées avec nos équipes, dont deux configurations d’environ 77 et 80 m². Une piste se précise : déposer la toiture et les parties hautes les plus dégradées pour ne conserver qu’un rez-de-chaussée, sous une nouvelle couverture.
Mais quels murs peut-on conserver ? Une ouverture pratiquée dans un pignon a provoqué une importante fissure traversante. Certains murs ne sont pas chaînés entre eux : leur stabilité et les reprises nécessaires doivent être évaluées.
Autre sujet : le bâtiment ne dispose d’aucun raccordement à l’eau ni à l’électricité. Il faut aussi prévoir un assainissement individuel, dont les prescriptions sont à établir avec le service compétent.
Puis vient tout ce qui ne se voit pas sur une esquisse : consulter les professionnels, organiser le financement, étudier les aides…
La maison est acquise en septembre 2024.
Mais le parcours reste difficile : les recherches d’entreprises prennent du temps, le bâtiment continue de se dégrader, les contraintes techniques et financières imposent de nouveaux arbitrages.
Avec son architecte, le choix se porte finalement sur l’aménagement de la seule partie grange.
Le service instructeur vient de nous confirmer qu’un permis de construire a été accordé !
Le chantier reste à mener. Mais une étape importante est franchie.
Dans notre expérience, la mobilisation du bâti vacant commence souvent par un coup de cœur : une personne qui s’attache à un lieu au point de décider de lui donner une nouvelle vie.
Franchir les obstacles, trouver les bons interlocuteurs, élaborer et revoir les options, sans perdre le sens ni l’enthousiasme du projet : c’est la phase délicate et décisive qui permet de transformer cet attachement en un logement à nouveau habité.