« Les effets destructeurs de l’automobile sont surtout symptomatiques de notre incapacité à construire la ville »

Perspectives
Publié le 07/04/26
Mis à jour le 07/04/26
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« Les effets destructeurs de l’automobile sont surtout symptomatiques de notre incapacité à construire la ville »
Bibliothèque du Congrès des États-Unis

Mme Jane Jacobs, présidente du Comité pour la sauvegarde du West Village, présente des preuves documentaires lors d’une conférence de presse au restaurant Lions Head, à l’angle des rues Hudson et Charles, New York, NY, États-Unis (1961)

 Il est souvent commode de dénoncer l’automobile comme la grande responsable de tous les maux dont souffrent les villes, ainsi que des déceptions provoquées par un urbanisme inefficace. Mais, en fait, les effets destructeurs de l’automobile sont surtout symptomatiques de notre incapacité à construire la ville  écrivait Jane Jacobs, en 1961.

65 ans plus tard, le Guide des villes vivantes (VVGUIDE) publie une riche interview de Jean Coldefy Si on veut moins de voitures, il nous faudra plus de ville Si on veut moins de voitures, il nous faudra plus de ville qui arrive à la même conclusion :

 Si on veut moins de voitures, il nous faudra plus de ville. 

 La richesse et les opportunités se créent mathématiquement dans la densité des villes (loi du carré des opportunités). Historiquement, la France a pénalisé ses villes par méfiance politique (mouvements sociaux) et protectionnisme rural. 

 Aujourd’hui, si l’on veut réduire l’usage de la voiture, il faut concentrer les logements et les emplois autour de polarités. La voiture est un problème réel dans l’hypercentre (congestion, CO2), mais elle est indispensable dans le périurbain (40 % de la population) où la densité ne justifie pas et ne permet pas de transports publics lourds. Pour décarboner, il ne faut pas rajouter des bus vides dans les campagnes, mais relier efficacement les périphéries aux villes. 

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