Une ville c’est un village (ou un faubourg) qui s’est densifié. Parcelle par parcelle.
Et un village, c’est quelques maisons regroupées, un hameau, qui s’est densifié lui aussi, une maison après l’autre.
Notre crise du logement vient très largement du fait que nous avons oublié qu’une ville c’est ça : un processus continu, et organique, de densification — qui évolue au gré des besoins.
C’est parce que nous avons oublié cela que nous bloquons aujourd’hui la densification aux portes de nos villes, comme par exemple dans les premières couronnes pavillonnaires de nos métropoles régionales qui devraient devenir des villages, des bourgs, puis des villes. Pour répondre aux besoins.
Quels besoins ?
Nous avons en fait bloqué le processus qui produit habituellement de la ville
en réponse à nos besoins de ville
: non seulement nos besoins de logements et de mètres carrés, mais de logements et de locaux professionnels bien situés, c’est-à-dire situés dans un environnement urbain qui donne accès à tout un tas d’opportunités rassemblées dans un espace dense, compact, très accessible, praticable à pied ou en vélo.
La demande de ville a grandi plus vite que nos villes.
Ce blocage de la croissance de nos villes est un problème car il se trouve que nos sociétés ont, de plus en plus, besoin de grande ville
.
Pourquoi nos grandes villes doivent continuer à grandir ?
II suffit, pour s’en convaincre, de regarder une carte de France des prix immobiliers dans l’ancien.
Là où ils sont trop hauts pour le pouvoir d’achat des Français c’est là, bien souvent, où le processus de densification qui crée le village puis la ville, est bloqué.
Bloqué par notre incapacité à comprendre la façon dynamique dont une ville répond aux besoins.
La bonne nouvelle c’est que ce n’est qu’un blocage. Et que, comme tout blocage, il se débloque !