En France, comme dans beaucoup de pays, la crise du logement ne tient à pas grand chose : la taille minimale des terrains.
Lorsque les règlements des Plans Locaux d’Urbanisme exigent des tailles minimales de terrain :
- ils font grimper les prix des maisons ;
- ils restreignent l’offre.
(c’est illégal de le faire de façon directe en France, depuis la loi ALUR de 2014, mais la somme de plusieurs règles permet aujourd’hui aux communes qui souhaitent fermer leurs portes d’obtenir, sans difficulté, le même résultat)
Il suffit
donc de changer ces règles pour :
- abaisser le ticket d’entrée (le prix de la petite maison sur un terrain) dans un quartier donné ;
- augmenter le nombre de places disponibles, et défaire la pénurie.
(un terrain de 800 m² avec une maison se transformera en deux terrains de 400 m² avec 2 maisons dessus)
C’est rassurant, d’une certaine façon : la pénurie de biens immobiliers abordables et bien situés (en particulier dans les lieux où les gens ont besoin de vivre pour travailler) ne tient à pas grand chose : des règles administratives écrites pour défendre les intérêts particuliers de quelques personnes déjà logées et qui ont peur que leur quartier change
La mise sous cloche du tissu pavillonnaire n’est pas soutenable
…
Donc : le problème du logement est très loin d’être insolvable.
Et quand on sait le poids du logement dans la baisse de la natalité française
La chute des naissances viendrait (pour moitié) du manque de logements
… on se dit que rien n’est perdu !