Je défends l’idée qu’un individu, en 2026, voudrait être tout à la fois actif, papa, maman, touriste, hédoniste et travailleur, chaque jour de l’année, et pas seulement quelques semaines par an, au même endroit.
Conséquence : nous aspirons à vivre au quotidien (chez soi, mais aussi au travail) dans des lieux où nous pourrions être, un peu, touristes
.
(Un peu comme les Bretons qui disent qu’il fait beau chaque jour en Bretagne…)
Nous voudrions que nos trajets domicile travail soient, un peu, sympas à voir.
Nous voudrions ouvrir les fenêtres du bureau et voir, un peu, de la beauté, du paysage, naturel ou urbain.
Nous voudrions avoir un peu de choix pour manger le midi, pouvoir faire quelques courses.
La géographie du marché du bureau confirme cette intuition :
- hausse des prix dans les meilleurs emplacements, centraux,
- effondrement en couronne, dans les quartiers un peu plus mono-fonctionnels, dans un contexte où les entreprises essaient de convaincre leurs employés de revenir au bureau.
D’où, entre autre, ce fort attrait pour la French West Coast
La France n’a pas encore compris le génie de sa West Coast…
, pour les retraités bien entendu, mais aussi les actifs et les familles et, bien sûr, pour les employeurs.
Le cadre de vie est devenu un critère de recrutement. Et donc un critère d’implantation.
Cette carte dit, en première instance, où les Français passent leurs vacances.
Je pense qu’elle dit aussi, de plus en plus (pour les parties de la carte qui sont connectées à un marché épais de l’emploi) où ils voudraient travailler.
Mon point, c’est que si nous sommes sérieux dans nos objectifs de prospérité économique (et de réindustrialisation en particulier), alors nous devons prendre cette demande au sérieux.