En 1982, la France passait la barre symbolique de 50% de ménages propriétaires de leur résidence principale.
Et depuis ? Quasiment plus rien.
Pour faire redécoller ce chiffre, une méthode simple, qui ne coûte rien :
- légaliser
- la construction d’une maison
- sur toute parcelle de 150m2 ou plus
- dans toutes les zones tendues,
- grands bassins d’emplois
- et départements littoraux
- dans les secteurs non soumis aux risques.
Le mécanisme, c’est ce qu’on appelle le BIMBY (Build In MY Back Yard) : le propriétaire d’un terrain de 800m2 construit il y a 30 ou 50 ans peut aujourd’hui créer et vendre :
- 1 terrain de 300m2, pour qu’une jeune famille devienne propriétaire également,
- ou même 2 terrains de 150m2, pour 2 nouveaux propriétaires.
Pour cela, il faut que le PLU l’autorise à partager son terrain.
Le PLU est dans les mains des élus locaux, les maires.
Des maires qui sont sous pression de leurs administrés qui ne veulent pas de construction près de chez eux (le syndrome NIMBY
Not In My BackYard (NIMBY)
: Not In My Back Yard).
Nous devons aider les maires à ne pas subir cette pression tout seuls.
Une option, comme l’a fait récemment l’Etat de Californie (lois ADU
Le boom des ADUs aux États-Unis : une contribution significative à l’atténuation de la crise du logement
, 2016, loi SB9, 2021) : des décrets qui rendent constructibles les micro-fonciers quand bien même les règles des PLU locaux s’y opposeraient, par un mécanisme d’exception pour les petits terrains.
En Californie, la production de petits logements dans les jardins est ainsi passée de 1’000 unités annuelles à 20’000, soit 1/5ème de la production totale de l’Etat. C’est l’une des politiques d’offre les plus efficaces documentées aux États-Unis.
En France également, pour faire remonter l’accession à la propriété, le premier levier, c’est le foncier, et surtout le foncier bien situé.
Il ne coûte rien de le rendre à nouveau abondant et abordable.
Aider les maires à ne pas porter ça seuls : c’est ça, la politique du logement que nous devons engager.

(Nota : l’Insee compte les ménages, The World in Maps les personnes, d’où l’écart des chiffres avec la carte)