Des milliers de maisons fines et élancées, ventilées et généreuses, qui se glissent presque partout, là où il y a un besoin, oui c’est possible.
C’est LA solution à la moitié de nos problèmes de logement, dans tous les territoires tendus…
Mais pas seulement : en réalité dans une très large partie du territoire français.
Et voici le petit exemple du jour, dans la banlieue de Mexico.
1/ Les Français sont encore 80 % à aspirer à vivre en maison individuelle.
2/ Acheter un terrain et faire construire sa maison, c’est aujourd’hui le moyen le plus économique de produire un logement en France, grâce au modèle de l’autopromotion (le futur habitant est le maître d’ouvrage du projet de construction : il fait bâtir pour lui-même).
3/ La maison a ce mérite d’être malléable : lorsque les taux montent, et que les coûts de construction sont hauts, les Français qui font bâtir réduisent les surfaces, ils remettent à plus tard un agrandissement, ils réalisent certaines finitions eux-mêmes.
4/ Le seul facteur bloquant : c’est le foncier, là où les Français ont besoin de vivre.
Or, il se trouve que ce problème est simple à résoudre.
Inscrivons dans le code de l’urbanisme un principe simple, qui dépasse les particularismes des PLU que chaque collectivité élabore, souvent, sous la pression insistante des riverains qui souhaitent, évidemment, que rien ne bouge autour de chez eux.
Enjambons cet obstacle en inscrivant dans le code de l’urbanisme le principe suivant :
👉🏼 Dans les secteurs déjà urbanisés et constructibles, la construction d’une maison de 100 m² est autorisée sur tous les terrains de 200 m² ou moins.
Peu de moyens, pour beaucoup d’effets :
- pour les familles, les actifs,
- pour les personnes âgées, avec le plain-pied et le jardinet sans entretien,
- pour les étudiants et les jeunes actifs, avec le rooftop accessible, en ville !
Le potentiel est particulièrement extraordinaire dans les premières couronnes de nos métropoles.
Cette seule mesure pourrait changer la donne en libérant massivement du foncier constructible. Un foncier dont le prix baisserait mécaniquement grâce :
- au très grand nombre de terrains mobilisables (des millions en France) ;
- à leur petite taille (deux, trois, voire quatre à cinq fois inférieure à la taille des lots aujourd’hui pratiquée en conséquence des règles des PLU actuels).
Désormais : pour construire une maison de 60, 80 ou 100 m², nul besoin d’un terrain de 500 ou 800 m².
Et ensuite ?
Les futurs habitants, les architectes et les constructeurs vont pouvoir passer à l’action. Si elles le souhaitent, les collectivités pourront impulser, accompagner les projets pour les débloquer et les qualifier.
Plusieurs dizaines de communes se sont ainsi déjà engagées dans des opérations BIMBY et BUNTI : aide à la décision pour la transformation des maisons existantes et la construction de nouvelles maisons sur des terrains déjà bâtis, desservis et branchés aux réseaux.
C’est le bon moment.
On le fait ?